Les granulés sont de nouveau pris en charge par les caisses

Le thème de l’efficacité des thérapies alternatives sépare notre société ainsi que la politique en deux camps. L’une des deux parties fait confiance à l’enseignement existant de puis 300 ans, l’autre est contre les homéopathes et les praticiens de la médecine alternative. Le Conseil général a trouvé un terrain d’entente grâce à sa nouvelle décision qui semble plaire unanimement.

 

 

 

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter approuve la décision du peuple faite en 2009, qui décrète clairement que la médecine complémentaire doit être prise en compte dans la politique de santé, et annule la décision que son prédécesseur Pascal Couchepin a prise en matière de santé. En 2005, ce dernier raya l’homéopathie, la médecine antroposophique, la médecine traditionnelle chinoise, la phytothérapie et la thérapie neurale du catalogue des prestations de l’assureur de base. À l’époque, la commission fédérale des prestations générales et des principes (CFPP) arriva à la conclusion, après six années de phases de test, que tous les critères concernant l’efficacité de ces méthodes de traitement ne sont pas remplis. Aujourd’hui encore, la commission recommande, sous la direction de l’adjoint du directeur de l’OFSP, Andreas Faller, de ne pas réintégrer les méthodes instables de la médecine complémentaire dans le catalogue des prestations. Une recommandation qui a été remise en question par la commission de gestion du Conseil national trois semaines seulement après la publication.

 

 

 

À partir de 2012, les caisses d’assurance maladie s’engagent à inclure de nouveau ces prestations dans l’assurance de base. Et par conséquent, le bras de fer des globules homéopathiques et remèdes à base de plantes continue. Burkhalter pose (comme l’a fait Couchepin en 1999) la condition que l’efficacité des thérapies alternatives soit prouvée dans les six prochaines années (jusqu’en 2017). Alors que certains critiques supposent un calcul politique derrière cela, la décision fait l’unanimité dans tous les camps politiques. « Une décision pour le bien des patients », écrit l’association de la médecine complémentaire sur sa page d’accueil.

 

 

 

Conséquences pour les assurés

 

 

 

Le blog de la caisse d’assurance maladie conseille néanmoins de ne pas résilier aveuglément ses assurances complémentaires. Dans un premier temps, il faut contrôler si ces méthodes de thérapie privilégiées sont vraiment prises en charge par l’assurance de base en 2012. De nombreuses caisses d’assurance maladie mettent dans le même paquet la médecine alternative et autres produits tels que les suppléments hospitaliers. Dans tous les cas, il faut attendre la nouvelle offre de la caisse d’assurance maladie et garder à l’esprit le délai de résiliation des assurances complémentaires fixé par la LCA.